Bonjour,
dès les premières belles et chaudes journées de juin, les insectes abondent, qu'il s'agisse de ceux dont le cycle est inféodé à l'eau comme de ceux qui vivent sur les berges. Très intéressées par cette nourriture providentielle, les truites se postent près des berges touffues, à proximité de la surface pour guetter les imprudents. C'est le moment de faire ample provision de sauterelles, de taons, de grillons et autres bestioles dont les Fario raffolent. Le début de matinée, les après-midi couverts et les fins de soirée permettent d'excellentes pêches à l'insecte. Durant la journée, les secteurs ombragées et la proximité des berges broussailleuses demeurent très productifs. L'atout principal des insectes réside dans le fait que, depuis le début de la saison, les truites ont vu défiler des milliers de teignes et des vers.
Quelques insectes
La mouche à viande, la mouche grise, le taon, la sauterelle, le grillon, le charançon, etc...
Appâts et eschages
Dès l'instant qu'ils sont assez volumineux et qu'ils présentent une bonne tenue à l'hameçon, tous les insectes intéressent les truites. En faire une ample provision ne pose pas de problème, pas plus que leur conservation dans une boite au couvercle percé d'aérations et garnie d'herbe ou de feuilles. L'eschage doit faire l'objet de tous les soins car il doit être discret tout en assurant les meilleurs garanties au ferrage. La taille de l'hameçon et la longueur de la hampe dépendent donc de la taille de l'appât utilisé. Lorsqu'il s'agit de petits insectes ( mouche à viande, mouche grise..), il ne faut pas hésiter à escher deux appâts, tête-bêche sur le même hameçon.
Insecte noyé à la ligne flottante
Laisser filer une sauterelle noyée dans le courant est une tactique redoutable. Le matériel pour la ligne flottante s'y prête tout à fait. Le flotteur doit être minuscule, juste suffisant à véhiculer la ligne selon le caprice des plus petites veines d'eau. Le bas de ligne, en 12 ou 10/100, juste lesté d'une ou deux petites cendrées, mesure environ 1 m, pour une présentation plus naturelle. Dans la mesure du possible, il faut toujours attaquer les poissons à distance, en se tenant le plus possible en amont des postes.
Insecte flottant au buldo
Dès que la distance à atteindre est importante, et lorsque l'on veut présenter un insecte vivant à la surface, le buldo devient incontournable. Fixé à un corps de ligne en 16/100, il permet de lancer en souplesse un insecte de poids dérisoire à 30 ou 40 m si nécessaire. Le bas de ligne en 12 ou 10/100 mesure entre 1 et 1,20 m. Compte tenu de l'impact important du buldo lorsqu'il touche la surface de l'eau, il est préférable de s'aider du courant pour laisser dériver vers les poissons postés. En eau calme, il faut alors lancer plus loin que les tenues des truites et ramener lentement le montage vers la zone d'activité des poissons.
La fixation du buldo
La meilleur façon de raccorder une buldo, qu'il s'agisse du corps de ligne comme du bas de ligne, consiste à réaliser le nœud à boucle. Une grande boucle, réalisée à l'extrémité de la ligne, est glissée dans l'œillet du buldo, puis la bulle est repassée à l'intérieur de la boucle. Ainsi le fil se trouve doublé au point de fixation et les arrêtes vives de l'œillet usent beaucoup moins vite le nylon qu'en réalisant une autre forme de nœud.
Insecte au buldo "évolutif"
Les truites passablement éduquées ont parfois tendance à recracher l'insecte dès qu'elles sentent qu'elles remorquent un poids anormal sous l'eau. La résistance du buldo s'enfonçant sous la surface étant importante, il faut donc rendre le buldo coulissant. C'est chose facile en faisant passer la ligne par un des œillets, en ayant soin de réaliser un nœud d'arrêt sur la ligne, au niveau du raccordement du bas de ligne. Ainsi, à la touche, la truite est libre de filer avec l'insecte, sans rencontrer de résistance suspecte, puisque la ligne coulisse à travers l'œillet. La seule précaution consiste à ouvrir le pick-up et à contrôler délicatement le dévidement de la ligne, avant de ferrer. Un accessoire, baptisé " contrôleur de surface ", se prête à merveille à cette tactique. Il s'agit d'une ogive en plastique, lestée dans sa partie inférieure et dotée à son extrémité supérieur d'un œillet métallique autorisant un coulissement irréprochable de la ligne.
